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SIZIAF

Parc des industries Artois-Flandres
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LBCC double la mise

Cela fait maintenant deux décennies que LBCC assemble des pièces de métal ou de plastique usinées sur place pour réaliser des systèmes de convoyage, autrement dit des chaînes permettant à des objets, des colis par exemple, de voyager d’un endroit à un autre dans un atelier. Dans cette entreprise représentative du secteur de la mécanique générale si bien implanté en Artois, les qualités managériales du patron ne se mesurent pas au prix de ses costumes. Sa blouse bleue ne se distingue en rien de celle des ouvriers et le boss ne dédaigne pas mettre la main à la pâte. Ce qui ne l’empêche pas, bien au contraire, d’être un pro de l’analyse stratégique et de faire du marketing comme monsieur Jourdain faisait de la prose.

En vérité, Pascal Mortelecque, cinquante-deux ans, a l’instinct de conservation chevillé au corps, ce qui lui a permis dans le passé d’éviter bien des écueils, à commencer par le piège de la monoculture. Lorsqu’il n’était que l’un des associés et salarié de la société, entre 1990 et 1992, 90% de ses productions allaient rejoindre des ateliers de l’industrie automobile. Aussi, quand ce secteur s’est mis à battre de l’aile, après la première guerre du Golfe, elle se retrouva fort dépourvue de commandes et bientôt au bord du dépôt de bilan.

Mais alors que les principaux associés partirent tenter leur chance ailleurs, lui décida de rester en mettant en œuvre la solution qui lui paraissait évidente : la diversification des débouchés.

Petit à petit, les constructeurs automobiles et leurs sous-traitants se virent supplantés dans le chiffre d’affaires de LBCC par des donneurs d’ordre venus de tous les horizons ou presque, avant qu’un nouveau débouché stratégique ne se distingue : l’industrie agro-alimentaire. Pourquoi elle ? « D’une part parce qu’elle est très fortement implantée dans la région », explique Pascal Mortelecque, « et d’autre part parce qu’elle n’est pas délocalisable », d’où la sécurité qu’elle représente. Aujourd’hui, les Bonduelle, Pasquier, Jockey, Ingredia, Saint-Léger, Délices de sept Vallées et autres Fichaux représentent 40 à 45% des livraisons, le reste se répartissant entre les biens d’équipement, les transports ou encore l’industrie chimique. Quant à l’automobile, elle ne pèse plus que 5% des commandes.

Croissance externe

Parallèlement, à partir du socle désormais solide de « LBCC Systèmes et Productique », Pascal Mortelecque a réalisé de la croissance externe en créant en 2008 une filiale « Manutention et services » puis en reprenant la même année une entreprise de Méteren, Fermaut, spécialisée dans les commandes numériques.

Au total, ces trois activités génèrent aujourd’hui un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros et procurent un emploi à plus de soixante personnes résidant pour la plupart à proximité immédiate des ateliers. Mais Pascal Mortelecque n’est pas homme à se reposer sur ses lauriers. Tout en commençant à songer à sa succession (sa fille tâte le terrain), il a actuellement l’œil rivé sur les plans de l’extension de 450 m2 qu’il est en train de réaliser en mitoyenneté de l’atelier actuel, dont la surface actuelle va s’en trouver doublée. Cette agrandissement permettra aux opérateurs de déployer in situ, et non plus dans les locaux ex-Fermaut de Méteren, les convoyages pouvant atteindre 130 mètres de longueur qu’ils fabriquent.

Décidément, la blouse bleue va bien à Pascal Mortelecque !

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